L’inscription auprès d’une mutualité en Belgique

Première étape cruciale : pour bénéficier du remboursement des frais médicaux et déclarer votre existence auprès d’un organisme assureur, vous devez aller vous inscrire auprès d’une mutualité (chrétienne, neutre, socialiste, libérale, libre), ou d’un office régional de la Caisse auxiliaire d’assurance maladie invalidité (la CAAMI). Les remboursements sont identiques quel que soit l’organisme choisi. Pour vous inscrire sans difficulté, vous devrez faire des demandes auprès de votre CPAM. Si vous arrivez en Belgique via un travail, vous devrez demander le document E104, mais dans tous les cas vous devrez remplir le document S1, qui vous permettra de bénéficier des soins de santé sur le sol belge pendant un an. N’oubliez pas de notifier à la fois à votre CPAM ainsi qu’à votre mutualité belge dès que vous avez trouvé du travail.

Si vous ne l’avez pas rempli avant votre installation en Belgique, votre nouvelle mutualité contactera directement votre CPAM en France. Vous pouvez aussi demander la carte européenne de sécurité sociale à votre CPAM. Attention, cette carte n’est valable que 3 mois. Dans tous les cas, présentez vos documents (ainsi qu’une preuve d’inscription auprès de la commune où vous résidez en Belgique) à la mutualité qui vous inscrira gratuitement.Pour les enfants, ils seront inscrits automatiquement au moment de votre propre inscription, pour peu que vous ayez également demandé leur carte européenne de sécurité sociale, ou leur document S1. Dans les 3 à 6 mois de votre inscription à la mutualité, vous recevrez la « carte ISI+ » (notre carte Vitale) qui porte le numéro d’identification sociale, sésame pour chaque démarche de santé, ainsi que des vignettes à coller sur les feuilles de soin.

L’inscription auprès d’un organisme d’assurance maladie aux Pays-bas

L’inscription à un organisme d’assurance maladie (zorgverkeraar) est obligatoire dès votre arrivée aux Pays-Bas. De nombreux expatriés ne le font pas immédiatement et rencontrent des problèmes par la suite. L’administration néerlandaise leur demande de rembourser la totalité des mensualités qu’ils n’ont pas payées depuis leur arrivée aux Pays-Bas. Ces remboursements peuvent atteindre des milliers d’euros! Pour le cas des étudiants restant un an ou deux aux Pays-Bas, l’inscription à un organisme d’assurance maladie néerlandais est désormais obligatoire. Vous devez avoir un numéro BSN, donc avoir finaliser vos démarches d’installation (vous pouvez consulter notre article dédié dans l’onglet boite à outil du site ou de notre app) pour vous inscrire à un organisme d’assurance maladie.

Ainsi il est obligatoire que vous choisissiez une assurance maladie de base (basisverzekering) à laquelle vous pouvez ajouter des mutuelles complémentaires en fonction de vos besoins: dentiste, lunettes, kiné… Votre assurance maladie de base couvre les visites chez le généraliste (tiers-payant), les soins d’urgences, la santé mentale, soins pour les enfants et les grossesses. Vous pouvez changer d’organisme à chaque fin d’année civile. Le montant de l’assurance maladie de base pour une personne est de 120 euros par mois environ en 2018. Il est obligatoire que vous cotisiez à cette assurance maladie de base. Par ailleurs le montant de chaque mutuelle complémentaire s’élève de 10 à 20 euros par mois. Vous pouvez choisir vos mutuelles complémentaires auprès d’un autre organisme d’assurance que celui utilisé pour votre assurance maladie de base. Certains employeurs ont des accords avec un organisme d’assurance (collectieve zorgverzekering) qui peuvent vous permettre d’obtenir une réduction d’environ 10% sur vos mensualités. Certaines mutuelles complémentaires vous permettent d’obtenir des réductions auprès de salles de musculation et centres de fitness.

La spécificité néerlandaise : la Franchise médicale

Vous avez également une franchise médicale concernant le remboursement de vos médicaments. Le plafond de la franchise médicale aux Pays-Bas s’élève à environ 400 euros par an. C’est à dire que vous devrez payer tous vos médicaments vous-même jusqu’à ce que vous atteigniez le plafond annuel des 400 euros. Une fois que la totalité de votre franchise médicale est utilisée, votre mutuelle vous remboursera vos médicaments. Vous pouvez augmenter le montant de votre franchise médicale jusqu’à 800 euros par an environ afin de faire baisser vos mensualités. Ceci peut être intéressant si vous n’avez pas besoin de recevoir de nombreux soins ou d’acheter beaucoup de médicaments.

L’inscription auprès des caisses nationales au Luxembourg 

L’assurance maladie est obligatoire pour toute personne qui travaille au Luxembourg.

L’affiliation à l’assurance-maladie se fait auprès du Centre commun de la Sécurité sociale. Si vous êtes travailleur salarié, c’est votre employeur qui s’occupe de votre affiliation.

Si vous exercez une activité indépendante, vous devez vous affilier personnellement.

Le régime luxembourgeois de protection sociale couvre obligatoirement contre tous les risques : maladie, dépendance, maternité, vieillesse, invalidité, survie, accidents du travail, maladies professionnelles, prestations familiales, chômage, dépendance, préretraite, revenu minimum garanti, toutes les personnes qui exercent une activité salariée (voir site du ministère de la sécurité sociale) . Il vous paye également une indemnité (appelée indemnité pécuniaire) lorsque vous êtes incapable de travailler à cause d’une maladie ou d’un accident. Pour y avoir droit, vous devez présenter à votre employeur un certificat médical. Toute personne couverte par l’assurance maladie reçoit une carte d’assuré qu’elle doit présenter à chaque visite chez un médecin ou à l’hôpital.

L’assurance maladie pour le secteur privé est gérée par la Caisse nationale de santé. Elle est financée par les cotisations des assurés et les contributions des pouvoirs publics.

L’assurance maladie pour le secteur public est gérée par 3 caisses :

•         la Caisse de maladie des fonctionnaires et employés public (CMFEP),

•         la Caisse de maladie des fonctionnaires et employés communaux (CMFEC),

•         L’Entreaide médicale de la société nationale des chemins de fer luxembourgeois.

Les entreprises qui le souhaitent peuvent d’instituer au profit de leurs salariés des régimes complémentaires de retraite destinés à compléter les prestations des régimes légaux de sécurité sociale en cas de décès, de retraite, d’invalidité et de survie.

La Caisse nationale des prestations familiales (CNPF) est l’unique caisse d’allocations familiales du Luxembourg et est placée sous la tutelle du Ministre de la Famille. Elle gère le système des prestations familiales ainsi que l’indemnité de congé parental.

L’Administration de l’emploi (ADEM) gère l’assurance chômage sous l’autorité du Ministre du travail et de l’emploi. Elle dispose de trois agences régionales dans le pays et a pour mission d’appliquer la législation relative à la prévention du chômage et à l’octroi des indemnités de chômage, d’assurer l’orientation des jeunes, d’intervenir en matière de reconversion de main d’œuvre et d’assurer l’intégration professionnelle des personnes handicapées.

Les mutuelles des sociétés de secours mutuels assurent un rôle complémentaire au régime obligatoire.