Les infos du Benelux qu’il ne fallait pas manquer cette semaine :

Ce week-end, on vous propose un récapitulatif des informations du Benelux qu’il ne fallait pas louper cette semaine. On a sélectionné une info par jour, en s’appuyant sur les flashs infos que vous pouvez écouter chaque matin de la semaine sur La French Radio Benelux.

Lundi, on vous parlait du jeune d’Amsterdam menacé d’expulsion vers la République dominicaine, après avoir découvert qu’il n’était pas néerlandais. Il a été libéré de prison, en attendant une nouvelle demande de permis de séjour. Pour rappel, Daniël Buter, 19 ans, a été arrêté le mois dernier par le service d’immigration et était, depuis, détenu à Rotterdam. C’est lorsqu’il a demandé un passeport pour pouvoir s’inscrire à l’université, qu’il a découvert qu’il n’était pas néerlandais, parce que sa mère qui l’a abandonné, a renoncé à son passeport néerlandais. Depuis lors, il a présenté deux demandes de permis de séjour, qui ont toutes deux été rejetées. Près de 30 000 personnes avaient signé une pétition demandant la libération de Daniël Buter.

Mardi, on vous annonçait que le gouvernement néerlandais envisage d’interdire la vente de protoxyde d’azote, ou gaz hilarant, à des fins récréatives. Le secrétaire d’État Paul Blokhuis a décidé de prendre des mesures après un rapport alarmant sur les conséquences de la consommation de gaz hilarant. Le protoxyde d’azote va devenir une substance réglementée en vertu de la loi néerlandaise sur l’opium. Le gaz hilarant sera ajouté à la « Liste II » de classification en vertu de la loi, à côté de drogues comme le haschisch ou encore le diazépam. La consommation excessive de gaz hilarant peut entraîner des lésions nerveuses et des symptômes de paralysie.

Mercredi, on vous parlait de l’expertise psychiatrique de Marc Dutroux, incarcéré depuis 23 ans en Belgique, qui a commencé. Trois psychiatres, qui ont été désignés par le tribunal d’application des peines de Bruxelles, doivent évaluer la dangerosité du pédocriminel en vue d’une possible libération conditionnelle. Ils devront notamment se prononcer sur l’évolution de sa personnalité depuis le début de son incarcération, afin d’évaluer le risque de récidive. La dernière expertise remonte à 2004. Il avait alors été décrit comme un « vrai psychopathe », « pervers narcissique » et « manipulateur ». Les experts doivent remettre leur rapport final au plus tard le 11 mai 2020.

Jeudi, on évoquait la surpopulation carcérale en Belgique, qui a atteint un niveau alarmant. Selon les chiffres de la Direction générale des établissements pénitentiaires, 10 883 personnes sont aujourd’hui incarcérées dans les 36 prisons que compte le pays. Soit 1 862 détenus en trop compte tenu de leur capacité. C’est le niveau le plus élevé en quatre ans. Des condamnations plus sévères, des libérations plus rares et une politique plus stricte en matière de détention provisoire sont quelques-unes des explications à cette surpopulation carcérale.

Vendredi enfin, on vous annonçait que l’État belge a été sommé par la justice d’organiser le rapatriement de Syrie de 10 enfants de jihadistes. Selon le juge des référés de Bruxelles, le gouvernement belge doit fournir à ces mineurs « une assistance consulaire » et « les documents administratifs et de voyage nécessaires à leur retour en Belgique », dans les 6 semaines, sous peine d’une astreinte de 5.000 euros par jour de retard et par enfant. L’État n’exclut pas de faire appel, a déclaré le ministre de la Justice sur Radio 1. « Que les enfants de moins de dix ans puissent être rapatriés est une décision prise de longue date par le gouvernement. Nous l’avons mise en œuvre à plusieurs reprises, sans contrainte judiciaire », a-t-il affirmé. « Nous ne sommes pas contre le rapatriement s’il est possible et si les autorités kurdo-syriennes et les organisations humanitaires internationales acceptent qu’il s’effectue sans les mères », a-t-il ajouté.