Chaque année, des centaines de jeunes Français partent en Belgique pour poursuivre, voire débuter leurs études universitaires.

Cela concerne tous les secteurs d’étude et en particulier les études qui amènent à des professions médicales. Médecins, infirmiers, ostéopathes, kinésithérapeutes, éducateurs spécialisés, assistants sociaux, toutes ces professions comptent des Français dans leurs rangs en Belgique. Et ce d’autant plus que si certains rentrent en France par la suite, nombreux sont ceux qui décident ensuite de rester en Belgique et d’y développer leur patientèle.

Pourquoi décident-ils de partir étudier en Belgique et parfois d’y rester ? Nous avons posé la question à trois professionnels de santé.

Il y a tout d’abord des différences dans la façon dont les études sont organisées. Ainsi, pour les études d’ostéopathie par exemple, il existe de réels avantages en Belgique, comme nous l’explique Thibault Fournier, ostéopathe et étudiant en kinésithérapie à Bruxelles .

Autres différences, les concours. Ils existent parfois en France pour certaines professions et pas en Belgique. Une barrière à l’entrée qui peut être infranchissable. C’est ce que nous explique Marjorie qui est assistante sociale dans un établissement psychiatrique de la province du Hainaut.

Songent-ils à rentrer en France ? Y répondre par l’affirmative est loin d’être une évidence pour nombre d’entre eux. La rémunération de certains métiers (mal payés en France) est parfois plus avantageuse en Belgique. Certaines professions sont mieux valorisées et il est aussi parfois plus facile de trouver du travail. C’est notamment ce que nous explique Guillaume qui est éducateur spécialisé.

Ainsi les raisons d’étudier et ensuite de s’établir en Belgique sont variées. Le secteur de la santé compte de très nombreux exemples, il n’est cependant pas le seul !