Bonjour à toutes et à tous, le sujet et sur toutes les lèvres, malgré la rumeur populaire, devenir belge n’implique pas nécessairement le reniement ou la perte de sa nationalité d’origine. Cela dépend de votre pays d’origine et de la législation qui y est en vigueur. Dans le cas des français, la loi française l’autorise.

En effet, un Français binational ou plurinational est titulaire de tous les droits et obligations attachés à la nationalité française.

Cette règle s’applique de la même manière à un Français ayant acquis une autre nationalité ou à un étranger devenu français.

Toutefois, un Français binational ou plurinational ne peut pas faire prévaloir sa nationalité française lorsqu’il réside sur le territoire de l’État dont il possède aussi la nationalité.

Il est alors généralement considéré par cet État comme son ressortissant exclusif. Il ne peut donc pas bénéficier de la protection diplomatique de la France.

Réciproquement, un Français binational ou plurinational ne peut pas faire prévaloir sa ou ses autres nationalités lorsqu’il réside en France. Il ne peut alors pas bénéficier de la protection diplomatique de l’État ou des États dont il possède aussi la nationalité.

Un étranger en France peut perdre la pluri-nationalité si un changement de situation modifie sa nationalité du fait de la législation applicable dans les États concernés ou d’accords internationaux.

Un Français ayant acquis une autre nationalité peut perdre la nationalité française par déclaration.

La nationalité française peut être retirée en cas de condamnation pour certains crimes et délits.

Et oui, vous pouvez donc demander la perte de la nationalité française si vous avez une autre nationalité. La démarche s’effectue par déclaration ou par décret

La démarche pour perdre la NF est déclarative dans les situations suivantes : acquisition d’une autre nationalité, naissance à l’étranger avec un seul parent français, naissance en France avec un seul parent né en France, NF du fait de l’acquisition de la NF par un parent, acquisition de la nationalité étrangère de l’époux(se).

Si vous ne remplissez pas les conditions pour faire une déclaration, vous pouvez demander l’autorisation de perdre la NF par décret une procédure appelée libération des liens d’allégeance envers la France.

Du coté des pays-bas c’est une toute autre histoire. Avec l’Autriche, l’Estonie et la Slovaquie, les Pays-Bas sont les quatre seuls pays membres de l’Union européenne à ne pas reconnaître la double nationalité. 1,3 millions de néerlandais sont pourtant dans ce cas : les citoyens nés dans un autre pays puis naturalisés peuvent garder leur seconde appartenance, même s’ils sont encouragés à y renoncer. La loi néerlandaise, pourtant révisée en 2010, stipule cependant que « l’acquisition volontaire d’une autre nationalité » entraîne la perte automatique de la nationalité batave. Une règle contre laquelle se dressent les responsables du parti social-libéral des Démocrates 66. Aux côtés des socialistes, ils avaient déposé en décembre 2016 une proposition de loi autorisant l’acquisition de la double nationalité. L’arrivée au pouvoir des conservateurs en 2017 a rendu celle-ci caduque.

Pour finir, au Luxembourg depuis le 1er avril 2017, une nouvelle loi autorise les résidents depuis au moins 5 ans à acquérir la nationalité luxembourgeoise par voie de naturalisation sous certaines conditions. De plus, le demandeur n’est pas obligé de renoncer à sa nationalité d’origine du fait du principe de double nationalité. L’intérêt réside dans Le passeport luxembourgeois offre la possibilité de se rendre dans 187 pays dans le monde sans visa. Il est considéré selon l’étude effectuée par Henley Passport Index comme l’un des passeports le plus puissant au monde derrière le Japon et Singapour ex-aequo à la première place.

Quelque soit donc le pays, la personne qui entame ces démarches devra être vigilante en matière de statut personnel: filiation, âge de la majorité civile, mariage, divorce, certaines règles propres au droit au nouveau pays pourraient influencer sa situation personnelle.